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mardi 26 mai 2015

O Piseu (Office)

O Piseu (Office)
Réalisé par Won-Chan Hong
Film Sud-coréen 
Avec Ko Ah-Sung, Park Sung-Woong, Bae Sung-Woo
Séance de minuit au Théâtre Lumière lundi 18 mai

Un soir, Monsieur Kim rentre chez lui et tue sa femme, son fils et sa belle-mère à coups de marteau. Monsieur Kim travaille dans une grande entreprise, au service marketing. Il a disparu. Ses collègues sont interrogés, ainsi que ses responsables. Ce qui a poussé Monsieur Kim à commettre ce crime atroce, personne ne le sait. Personne n'aurait pu imaginer cela d'un homme si sérieux et quelconque. Comment se fait-il alors que tous au bureau soient certains de la présence du meurtrier parmi eux ? 

O Piseu nous plonge dès le début dans une ambiance oppressante et violente. En effet, le calme et le sérieux de Monsieur Kim contraste avec le crime au marteau, certes caché, mais néanmoins choquant. Le film évolue ensuite vers une peur croissante et de plus en plus étouffante. La bande sonore y est pour beaucoup : cette musique métallique et répétitive qui monte en crescendo, aboutissant à un son lourd et grave au moment où le tueur apparaît. Beaucoup de gens quittent la salle.
Le suspens du film, riche en rebondissements, réside dans le mystère qui plane sur le tueur. Monsieur Kim réapparaît, la nuit, pour surprendre ses collègues. 
Nous ne vous expliquerons pas plus le film, sachez seulement que beaucoup de suspens, de sensations et de surprises vous attendent !

Nous pouvons tout de même analyser le cadre de l'intérieur de "O Piseu", traduit par Office dans la version anglaise et française. L'ambiance qui règne dans les bureaux coréens est dure et sans pitié. Le personnage de Lee Mirae, jeune stagiaire devant faire ses ultimes preuves avant une embauche, l'accentue. Sa proximité avec Monsieur Kim et sa présence au bureau à des heures inattendues vont amplifier le mystère. 
Une dénonciation de cette ambiance, de la pression régnant sur les employés, peut être vue dans ce film, au genre pourtant peu propice à une quelconque critique. 

O Piseu est conseillé aux amateurs de sensations. Sachez que Won-Chan Hong, le réalisateur du film n'a pas son pareil pour provoquer suspens et frayeur !
Fériel Bernardinis 

Dernière montée des marches....

Dernière montée des marches...


Nous avons vu hier soir à la scéance de 22h au palais croisette le film "Chronic" de Michel Franco.
Nous n'étions que 6 à avoir eu des places. 
Le film parle d un infirmier à domicile qui s'occupe des mourants. Il les aide dans leur quotidien, les lave, les nourrit... mais il s'attache a chaque fois fortement a eux et entretient de bonnes relations avec chacun. Mais il cache un secret : la mort de son fils handicapé n était pas naturelle. C'est lui qui l'a euthanasié pour lui éviter de souffrir.

Le film se veut très réaliste, tout est proche de la réalité et le personnage principal n'a rien d un héros exceptionnel. 
Le réalisateur a choisi de montrer des malades malheureux et qui n ont plus de perspectives d avenir. 
Il se passe donc peu de choses. Les seules actions sont les repas et lavages quotidiens ainsi que les problèmes que peuvent avoir les patients, par exemple les vomissements, les rendez-vous...
Le rythme du film est donc très lent, accentué par les choix artistiques du réalisteur. En effet celui ci a choisi d' utiliser des plans fixes, très longs dans lequels les personnages se déplacent au pas. Il n y a aucun changement de plan et certains peuvent durer plus de 5 minutes. Il y a aussi beaucoup de longueurs et lenteur pour montrer l' aspect monotone et routinier des vies des patients et de l'infirmier. On voit beaucoup le personnage principal seul dans le silence et les personnages parlent très peu entre eux. Il n y a des dialogues que pour parler du quotidien et des patients mais pas de discussions a proprement parler. Il n y a donc pas de but à l'histoire; c est une histoire de vie. On entre dans la vie du personnage sans rien savoir de lui et a la fin on ne sait pas beaucoup plus de choses. C'est le cas également pour les patients. Par exemple au début l'infirmier s'occupe longuement une jeune femme, Sarah, gravement malade. Pourtant le spectateur ne sait pas ce qu'elle a, jusqu'à la soirée après sa mort. 
Le film raconte donc la vie d un homme mêlée a celle des patients, dans leur intimité mais sans entrer vraiment dans les vies de chacun d entre eux. 
La problématique est plutot négative car aucun des patients n a plus la force ni l' envie de vivre, tous sont malheureux. L'infirmier aussi semble mélancolique et déprimé. En effet malgré le temps que le soignant passe avec chacun d'eux, ils ne partagent pas grand chose et n' échangent pas afin d aller mieux (dans leur tête ils sont condamnés) et de passer un peu de bon temps en profitant des moments  qu'ils leur restent à vivre. 
La perspective du film est donc triste et déprimante et qui mène logiquement à la fin : l infirmier se fait renverser par une voiture durant son footing. On peut se demander si sa mort est vraiment accidentelle ou si c'est une sorte de suicide.
Enfin le choix des lieux et des décors n a rien d artistique. Toutes les maisons et pièces sont banales et ne sont pas interessantes artistiquement. C est la même chose pour les rues et les extérieurs. Les cadrages sont aussi parfois étonnants, essentiellement lorsqu' on voit des bouts ou autres objets (meubles, voitures...) très  longtemps sans qu ils servent a l action et qui n' ajoutent ni beauté ni originalité au film. Finalement on peut aussi noter qu' aucune bande son n'est présente, même pas au générique de fin. Ce détails ajoute de la lourdeur et de la lenteur à l'ensemble. 

Nous n avons pas aimé le film que nous avons trouvé long (pourtant il ne dure qu' 1h30) et ennuyeux. Le sujet aurait pu etre intéressant car il pose des questions sur la valeur de la vie et la perspective de la mort,mais ces questions ne sont pas approfondies. Le film est trop en retrait par rapportàa la problèmatique qu'il voudrait traiter et est donc sans vrai profondeur. 

Aurélie et Léontine 

lundi 25 mai 2015

Le film qui va vous rendre accro : Dope

ll s'agit de l'histoire d'un groupe de trois jeunes lycéens qui sont considérés comme étant des geeks. Ils sont persécutés et maltraités à l'école. Ils vivent dans une banlieue de Los Angeles très dangereuse ou le deal est quelque chose de récurant. Malcolm, le personnage principal, va peut être pouvoir changer tout ça après une soirée underground où il voit une perspective pour devenir un jeune "cool". Son "ami"
Dom qui a été arrêté par la police à la soirée, met plusieurs paquets de drogues dans le sac de Malcolm et lui demande de tout vendre. Cela pourrait même devenir une ouverture pour rentrée dans la prestigieuse université Harvard. 

L'histoire  est inspiré de la jeunesse du réalisateur, qui a toujours vécu dans des endroits dangereux de Los Angeles. Ils montrent combien la vie dans ce genre de quartier pouvait être dangereux et changer du tout au tout. C'est un environnement qu'on ne connaît que très peu ou la mort est quelque chose de récurant. Les gens ont tous un pistolet et peuvent se faire descendre partout. Ils ne sont jamais en sécurité. Ce que le réalisateur essayait de montrer c'est le danger que doivent faire face les gens de la population même ceux qui n'ont rien fait et qui ont un bon avenir en vu. Au final tout le monde est enveloppé dans ce grand réseau de drogue qu'ils le veuillent ou non . 

La musique est ici un des thèmes principaux. Le réalisateur a lui même grandit dans un monde emplit de musique et notamment de hip-hop. Les musiques sont très rythmés et entrent toujours dans le contexte de la situation. Il cherche à nous faire entrer dans son monde et comme il est si bien connu, la musique est l'un des plus grands amplificateurs d'émotion.

Au niveau des plans on peut parler d'une grande diversité des plans. Il y a très peu de plan fixe, la caméra suivait souvent les personnages lors de leurs courses poursuites. Il y avait beaucoup de plan de taille, quant ils discutaient entre eux ou préparaient leur marché de drogue. Il n'y avait pas vraiment de manière très particulière qu'il a filmé. Ce sont des plans traditionnels qui montre ce qu'ils doivent montrer sans chercher un côté trop artistique. Ce qui nous montre que la vraie valeur du film est morale et moins artistique. 

Il est vrai que les couleurs sont très vives et même saturées parfois. Cela donne une impression de confort, comme si en même temps de faire quelque chose de grave, c'est quelque chose de bon pour le personnage. Qu'il sort de sa vie monotone et commence à vivre quelque chose de nouveau. Les couleurs nous mettent dans l'euphorie du moment. 

On peut également dire que ce film visait beaucoup les jeunes, avec les acteurs très connus, une histoires très focalisée sur des jeunes, le sujet de la drogue et notamment la musique qui était très à la mode. Mais la morale qu'essaye de faire passer le film est qu'il est dédié à tout âge. Tout le monde devraient connaître la situation de certains de ces quartiers. 

Aurelie et Leontine

Mustang à la Quinzaine des Réalisateurs

Une quête vers la liberté..

Le mercredi 20 mai nous avons aussi visionné, à La Quinzaine des Réalisateurs, le film Mustang, réalisé par Deniz Gamze Ergüven. Lors de ce film dramatique nous avons pu voir les actrices Erol Afsin, Günes Nezihe Sensoy, Doga Zeynep Doguslu, Elit Iscan et Ilayda Akdogan.

Synopsis :
L'histoire de cinq adolescentes vivant en Turquie, un pays encore entiché de traditions ancestrales, qui mettent la femme en position d'infériorité par rapport à l'homme. Ces filles vivent avec l'air du temps et entretiennent donc des relations amoureuses interdites. Ces filles vont devoir faire face à leur parents.

Analyse :
A travers ce film on parcourt le destin de ces cinq filles, dans un milieu de vie non disposé à leur bonheur. On remarque également le contraste entre les pays. En effet, des comportements habituels en France peuvent être vus comme choquants et affreux dans d'autres pays. La place de la femme est aussi remise en question. Dans le film les femmes sont destinés à être juste épouses de l'homme, a s'occuper de lui et à lui accorder tout son temps. La femme est complètement soumise à l'homme et cette histoire remet en question cette façon de vivre. Ce film est une quête vers la liberté et sur l'ouverture au monde. On remarque une forte complicité et l'amour partagé entre les filles. Une bulle se crée entre elles face aux autres qui essayent tant de les séparer. Les plans semblent s'élargir au fur et à mesure que les filles vont tenter d'esquiver leurs parents. Ceci donne une impression de liberté progressive. Plus les filles se battent, plus elles s'approchent de leur but : l'autonomie, la liberté. Le décor est également limité au début du film. En avançant dans le film, le paysage va changer, car les filles vont voyager à la recherche de nouvelles contrées.

Avis personnel :
J'ai beaucoup apprécié ce film car il nous transporte dans une société et une façon complètement différente de penser. On peut vraiment s'identifier aux personnages qui nous ressemblent car ce sont de jeunes adolescentes. Cela nous permet d'être plus touchées par leur histoire, qui aurait pu nous arriver si on avait vécu dans la même société.
En conclusion, c'est un film riche en émotions qui nous transporte et nous émeut. 

           Fanny Denié et Julie Mendes.

dimanche 24 mai 2015

YOUTH / Montée des marches au Grand Théâtre Lumière

Youth 


Nous avons monté les marches pour la 4eme fois pour voir le film "Youth" de Paulo Sorentino

C'est l'histoire de deux vieux amis qui vont ensemble dans la montage suisse dans un centre de cure. Ils réflechissent alors à leurs vies passées et à leur situation actuelle au fur et a mesure des discussions et des problèmes des autres, qu'ils côtoient dans le centre. 

L'action se déroule en Suisse, haut dans la montagne. Les plans d ensemble en extérieur sont alors nombreux et très beaux car on peut voir les cols enneigés, les prairies et la forêt. L achitecture du centre de cure est aussi exceptionnelle, à l'intérieur comme à l extérieur, et est aussi très largement filmée. Le film est coloré, les tons verts et bleus sont très présents à cause des sommets, des prairies et aussi des nombreux bassins de cure. 
Le réalisateur a choisi de privilégier l' artistique au détriment de l'action. En effet les deux amis sont deux vieux artistes, un compositeur génial à la retraite et un réalisateur qui ne veut pas décrocher de son travail malgré sont âge avancé.
Aussi on peut noter de nombreux plans harmonieux qui montre la vie du centre de cure. Les baignades, les soins et le repos. Les scènes de spectacles le soir sont aussi présentes pour ajouter de la beauté et de l'harmonie dans l ensemble du film. Pourtant on peut remarquer quelque scènes qui tranchent avec l'harmonie générale : par exemple lorsque la diva chante et sur le plan d' après croque violemment dans une cuisse de poulet. Ces scènes ajoutent une touche d'ironie qui s accorde bien avec les dialogues pleins d humour.
Nous avons également plusieurs personnes secondaires qui aparaissent assez souvent. Ces personnages sont en fait  une sorte de guide philosophique qui aident les deux vieux artistes à se rendre compte des erreurs qu'ils ont pu faire au cours de leur vie. Les personnages on chacun leurs problèmes mais ceux ci se répercutent sur les autres et influencent les décisions et les reflexions. 
Au début du film  Fred Ballinger, le grand compositeur, est plutôt déprimé et se pense malade. Le long du film il se remet en question et prend conscience des erreurs qu il a fait quand il travaillait. A la fin, il essaye de réparer ses erreurs en s'occupant plus de sa fille et en retournant voir sa femme. Finalement à travers la dernière scène, un concert pour la reine d angleterre qu il ne voulait au début pas faire (première scène), on comprend qu il a repris goût a la vie : Il comprend qu il n est pas malade lorsqu il quitte la cure et s'est réconcilié avec sa fille. Avec la dernière scène on voit qu il est réconcilié avec son passé et son âge et qu'il décide de passer à autre chose, de penser a l'avenir. Au contraire son ami, le réalisateur, est enfermé dans son passé, il se sent vieux et malade et nomme même son prochain film "testament". Durant le film il se confronte notamment a son actrice favorite qui lui fait comprendre qu'elle ne veut plus faire de film avec lui car il est trop vieux. Ensuite il n arrive plus a finir l'écriture de son film, il n a plus d'imagination, il se souvient dans une scène de toutes ses actrices et n'arrive plus a en créer une nouvelle. Il parle aussi des souvenirs de son enfance qui s'effacent. Finalement il se suicide car il n'a plus d'espoir et n'a plus foi en l'avenir.
Le film présente une réflexion philosophique sur le passé et la vision de l avenir quand on est agé. Au début Fred Ballinger pense que "l'avenir est derrière lui" puis il se rend compte que sa vie n' est pas finie, qu il peut encore vivre et profiter.

Le film parle aussi des sentiments des uns envers les autres et des désirs, les problèmes et les buts de chacun. 
Le réalisateur a aussi choisi de mettre beaucoup de musique et des styles différents les uns des autres comme de la musique classique, de la variété, de la pop ou encore des musiques R'nB. 

Nous avons trouvé le film émouvant et intéressant. Nous avons aussi beaucoup aimé la reflexion sur la vie qu il nous apporte et les questions que les personnages se posent. 
C'etait très émouvant et la dernière scène, celle du concert, nous transporte littéralement. Nous n'avons pas pu retenir ni nos rires ni nos larmes. 
C etait une superbe soirée et un superbe film ! 

Léontine et Aurélie

Red Carpet pour Mon Roi de Maïwenne

"Red Carpet: Mon Roi de Maïwenne"

J ai eu la chance, hier soir, de pouvoir monter les marches. J ai assisté à la projection du film "Mon Roi" de la jeune réalisatrice Maïwenne.  Le film durait 2h10 mais je n ai quasiment pas vu le temps passer. 
Le film raconte l histoire d une femme, Tony, qui après s'être blessée au genou doit passer 6 semaines dans un centre de rééducation. Durant tout ce temps elle se remémore sa relation avec son ex mari, Georgio. Elle réfléchit alors a cette reation compliquée et malade.

Le film s'ouvre sur un paysage de montagne enneigée. On voit ensuite le personnage principal, Tony, qui fait du ski. On la voit skier a toute vitesse et le plan est couper en plein milieu de l'action avec un noir. Ensuite on voit Tony dans une voiture et en sort en fauteuil roulant. Avec ce montage on comprend sans mots, juste avec les images et la musique, la base de l histoire. Le film est construit en alternance entre le  présent et les souvenirs de la relation passée. Les flashbacks sont liés au moments dans le centre de rééducation. Par exemple lorsque Tony prend sa douche et que le plan suivant dans les souvenirs est une rue sous la pluie. On peut aussi remarquer que  l action dans le présent et l'action dans le passé vont soit en s' améliorant soit en se dégradant. En effet au debut Maïwenne nous présente une Tony détruite et malheureuse dans le centre après son accident. Elle est triste, elle s'ennuie et se sent seule. A ce moment-là elle regrette le passé, elle se rappelle de la rencontre avec Georgio, du début de leur relation. On les voit heureux ensemble, elle est comblée et ils s'amusent énormément. On peut noter beaucoup de plans rapprochés, des couleurs vives et beaucoup de dialogues avec de l'humour. Ensuite les actions évoluent : Tony rencontre des jeunes dans le centre qui la distraient et la font rire. Au contraire ses souvenirs deviennent de plus en plus négatifs. Georigio la maltraite, ils se disputent et on peut voir clairement qu il la soumet psychologiquement. Il la fait culpabiliser et use de ses charmes et des mots pour la faire rester. Ils finissent par ce séparer mais elle ne peut pas l'oublier et elle va tout le temps le voir et part même en vacances avec lui. A coté, Tony est de plus en plus heureuse au centre. Elle s'est fait des amis et son fils lui rend visite. On pourrait alors penser que Tony pourra enfin se détacher de Georgio et vivre heureuse. Mais la dernière scène montre Tony a une réunion parents/professeurs en compagnie de Georgio. Lui l'ignore et elle l admire, les plans sur le visage de Georgio sont des gros plans en ralenti et la musique brouille les voix dans le fond. Tony est alors toujours prisonnière de son grand amour, elle ne peut se détacher de lui même si il la fait affreusement souffrir et la détruit. Elle l admire et il est son roi. 

J ai adoré le film, il etait très émouvant, les musiques etait très bien choisies et correspondaient bien aux actions. Les jeux d acteur etait selon moi exceptionnels. Vincent Cassel jouait très bien son rôle, il interprétait tres bien l' égoïste et etait vraiment révoltant. et tous les acteurs etait très bons et intéressants.

Léontine Collin

DOPE au Palais Croisette dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs


Malcolm, personnage principal du film, fait tout pour survivre dans son quartier défavorisé à Los Angeles
avec ces deux amies "geek". Il multiplie les entretiens et les inscriptions pour pouvoir entrer dans l'université prestigieuse d'Harvard. Sa vie va basculer lors d'une soirée underground organisé par un dealer prénommé Dom. En effet celui ci va l'entraîner dans une aventure semée  d'embûches. Il tombe sous le charme de Nakia qui a les mêmes centres d'intérêts que Malcolm notamment entrer à la FAC. Son statut de "geek" va rapidement disparaître afin de laisser place à une personne plus familière qui répond aux critères de son quartier. Un véritable cap pour la génération "post hip hop" à travers ce film.
Ce film est très musical avec principalement des musiques "post hip hop", ce qui permet de montrer le milieu social auquel ils appartiennent.
Cette succession de musique apporte un certain caractère au film. On remarque des couleurs vivent qui égayent le film et les situations comiques. Les plans serrés sur le personnage principal Malcolm accentue son hésitation. Va t -il faire les bons choix ?
Pour ma part, la musique m'a énormément plue car elle se rapproche de la génération actuelle et surtout de mes goûts musicaux. L'intervention du jeune rappeur Asap Rocky a amené du piment dans le film. Ce film dénonce vraiment la réalité de la société américaine et les inégalités entre les "noirs" et les "blancs".
Ce fut un très bon film que je conseille à tout public. 
 Mathéo et Ludivine