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mardi 26 mai 2015

Dernière montée des marches....

Dernière montée des marches...


Nous avons vu hier soir à la scéance de 22h au palais croisette le film "Chronic" de Michel Franco.
Nous n'étions que 6 à avoir eu des places. 
Le film parle d un infirmier à domicile qui s'occupe des mourants. Il les aide dans leur quotidien, les lave, les nourrit... mais il s'attache a chaque fois fortement a eux et entretient de bonnes relations avec chacun. Mais il cache un secret : la mort de son fils handicapé n était pas naturelle. C'est lui qui l'a euthanasié pour lui éviter de souffrir.

Le film se veut très réaliste, tout est proche de la réalité et le personnage principal n'a rien d un héros exceptionnel. 
Le réalisateur a choisi de montrer des malades malheureux et qui n ont plus de perspectives d avenir. 
Il se passe donc peu de choses. Les seules actions sont les repas et lavages quotidiens ainsi que les problèmes que peuvent avoir les patients, par exemple les vomissements, les rendez-vous...
Le rythme du film est donc très lent, accentué par les choix artistiques du réalisteur. En effet celui ci a choisi d' utiliser des plans fixes, très longs dans lequels les personnages se déplacent au pas. Il n y a aucun changement de plan et certains peuvent durer plus de 5 minutes. Il y a aussi beaucoup de longueurs et lenteur pour montrer l' aspect monotone et routinier des vies des patients et de l'infirmier. On voit beaucoup le personnage principal seul dans le silence et les personnages parlent très peu entre eux. Il n y a des dialogues que pour parler du quotidien et des patients mais pas de discussions a proprement parler. Il n y a donc pas de but à l'histoire; c est une histoire de vie. On entre dans la vie du personnage sans rien savoir de lui et a la fin on ne sait pas beaucoup plus de choses. C'est le cas également pour les patients. Par exemple au début l'infirmier s'occupe longuement une jeune femme, Sarah, gravement malade. Pourtant le spectateur ne sait pas ce qu'elle a, jusqu'à la soirée après sa mort. 
Le film raconte donc la vie d un homme mêlée a celle des patients, dans leur intimité mais sans entrer vraiment dans les vies de chacun d entre eux. 
La problématique est plutot négative car aucun des patients n a plus la force ni l' envie de vivre, tous sont malheureux. L'infirmier aussi semble mélancolique et déprimé. En effet malgré le temps que le soignant passe avec chacun d'eux, ils ne partagent pas grand chose et n' échangent pas afin d aller mieux (dans leur tête ils sont condamnés) et de passer un peu de bon temps en profitant des moments  qu'ils leur restent à vivre. 
La perspective du film est donc triste et déprimante et qui mène logiquement à la fin : l infirmier se fait renverser par une voiture durant son footing. On peut se demander si sa mort est vraiment accidentelle ou si c'est une sorte de suicide.
Enfin le choix des lieux et des décors n a rien d artistique. Toutes les maisons et pièces sont banales et ne sont pas interessantes artistiquement. C est la même chose pour les rues et les extérieurs. Les cadrages sont aussi parfois étonnants, essentiellement lorsqu' on voit des bouts ou autres objets (meubles, voitures...) très  longtemps sans qu ils servent a l action et qui n' ajoutent ni beauté ni originalité au film. Finalement on peut aussi noter qu' aucune bande son n'est présente, même pas au générique de fin. Ce détails ajoute de la lourdeur et de la lenteur à l'ensemble. 

Nous n avons pas aimé le film que nous avons trouvé long (pourtant il ne dure qu' 1h30) et ennuyeux. Le sujet aurait pu etre intéressant car il pose des questions sur la valeur de la vie et la perspective de la mort,mais ces questions ne sont pas approfondies. Le film est trop en retrait par rapportàa la problèmatique qu'il voudrait traiter et est donc sans vrai profondeur. 

Aurélie et Léontine 

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