L'esprit de l'escalier
Moshe, un ancien professeur, part à la recherche d'une boucle d'oreille appartenant a sa femme. Pendant la recherche, il va récupérer l'argent de chevaux à bascule automatisé, qui sont dans la ville de Haifa. En parallèle, on découvre un second personnage, Uri. Celui-ci sort d'une relation qui a provoqué un bouleversement dans sa vie. Ces deux personnages vont se rencontrés et se sont rappelés leur passé. Paradoxalement, la vie des deux personnages va prendre un tournant après cette rencontre...
Analyse
Dans son film, le réalisateur a voulu montrer l'évolution de la relation amoureuse des deux personnages au travers de la représentation des escaliers de la ville de Haïfa.
Le film s'ouvre sur un plan du port de Haifa comportant de forts contrastes de bruits, entre ceux de la centrale et les bruits de la nature. Puis des toussotements nous surprennent, installant un malaise dans la salle, ces bruits hors-champ étant difficiles à localiser. La caméra se déplace ensuite en suivant un mouvement de travelling sur un fondu de conversations matinales urbaines typiques de la ville. Les vies des personnages de Moshé et Uri constituent le fil de narration du film, se mêlant parfois pour ensuite s'éloigner, existences éphémères.
Les boucles d'oreilles de sa femme permettront à Moshé de découvrir qu'elle le fait cocu et également de prendre conscience de sa propre condition sociale. Il accepte d'amorcer un nouveau départ mais surtout d'affronter en face les révélations qui vont faire surface durant les 24h qui sont donnés au spectateur de partager avec les deux personnages.
D'autre part, ce film nous propose une lecture différente de ce que l'opinion conventionnelle peut attendre. En effet, Uri n'est pas le citoyen israélien lambda, il doit assister à un exercice de l'armée mais n'en a aucune envie. Moshé, sans véritable emploi souhaite ouvrir un musée pour le rapprochement des peuples palestiniens et israéliens. Mais son avocat et amis lui conseil de ne pas concrétiser son idée, cela montre bien que la haine entre les deux peuples est encore forte, musulmans et juifs ne sont pas encore prêt à se réconcilier. Une autre anecdote montre cette non adéquation avec le gouvernement, Uri souhaite partir de son pays pour voyager mais il fait clairement comprendre que les frontières ne sont pas perméables.
De plus, on peut voir une critique du nazisme, présenté avec ironie. Par exemple, lorsque la personne âgée fait un salut nazi, ou bien encore lorsque l'avocat parle du nazisme.
Hors champ, il y a souvent un bruit de klaxons ou de moteur, qui présentent un monde mouvementé auquel les personnages sont mêlés. Ainsi, cela prête à penser que le spectateur doit également se rappeler que l'environnement des personnages est un élément clé du film.
Avis général du group
Surpris par un paysage auquel nous ne nous attendions pas, nous avons trouvé que ce film propose une approche intéressante des conditions de vie dans l'Israël d'aujourd'hui. De plus, l'histoire était bien ficelée, elle présentait des situations banales de la vie de façon entraînante, malgré un démarrage un peu long.
Basile
Benjamin
Cedric
Roman
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