42 élèves de l'option cinéma du lycée Lambert, à Cannes
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mardi 26 mai 2015
O Piseu (Office)
Dernière montée des marches....
lundi 25 mai 2015
Le film qui va vous rendre accro : Dope
Mustang à la Quinzaine des Réalisateurs
dimanche 24 mai 2015
YOUTH / Montée des marches au Grand Théâtre Lumière
Red Carpet pour Mon Roi de Maïwenne
DOPE au Palais Croisette dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs
LE PETIT PRINCE au Grand Théâtre Lumière
samedi 23 mai 2015
Analyse : mustang
Mustang
5 jeunes filles dans l'actuelle Turquie. Elles vont à l'école, ont des amies et un avenir qui leur sourit mais un jour, en sortant de l'école, elles sont aperçus par une voisine entrain de "frotter leur entrejambe sur la nuque des garçons" selon l'expression de leur grand mère qui s'occupe d'elles. En réalité ce n'était qu'une bataille de cavaliers dans la mer. Lale, la cadette, raconte son histoire et comment la maison de sa grand-mère se transforma soudain en "usine à épouses". Les murs sont rehaussés, les fenêtres grillagées, la maison ressemble à une prison. Sonay, l'aînée, est la première à être promue en mariage mais comme elle a un amoureux elle échappe au mariage forcé. Sa sœur cadette, selma, se voit contrainte d'épouser un homme du village qui a à peu près 5 ans de plus qu'elle, les deux époux ne se connaissent que de vue. Vient ensuite le tour d'Ece qui elle choisit de se suicider avec le revolver de son père pour échapper au mariage, mais également parce que leur oncle les violent. Le climat dans la maison devient reelement malsain. C'est pourquoi quand vient le tour de Nur, la petite Lale décide de partir avec elle pour Istambul chez son ancienne institutrice. Un voyage qu'elle accomplira avec la complicité de Yassin, un ami qui lui a appris à conduire.
Un film qui décrit la condition des femmes et critique les coutumes de mariage forcés dans l'actuelle Turquie. Une œuvre magnifique qui sait nous toucher et qui magnifie le combat que mènent ces jeunes filles.
Analyse
Le film est présenté du point de vue de Lale, la plus jeune et la plus maligne. Dès le début elle exprime sa volonté de triompher et son obstination sans bornes. Durant la partie de cavaliers en mer elle n'admet pas sa défaite et souhaite instamment prendre sa revanche. Elle est petite, voit tout et entends tout. Elle comprends bien des chose et reste lucide. Les nombreux gros plans mettent en valeur son regard déterminé. Les personnages sont souvent filmés en plan rapproché ce qui donne une plus grande intimité au film et permet au spectateur de mieux se sentir impliqué. La figure de la grand mère paraît rude et conservatrice au début, mais l'épisode du match de foot nous révèle qu'elle souhaite quand même les couvrir puisqu'elle coupe l'antenne de la télé et même l'électricité quand elle aperçoit les filles en direct au match où celles ci ce sont rendues sans permission. Cela leur a permis de ne pas se faire punir par leur oncle. Leur oncle est d'ailleurs un personnage qui se révèle très sombre, qui les violent et devient violent et menaçant lors de leur tentative de fuite nocturne pour Istambul. C'est à ce moment que l'oncle se prends à son propre piège. Les grilles et les hauts murs qu'il avait fait installer l'empêche de rentrer facilement dans la maison, aidant involontairement les filles.
Avis
Ce film nous a beaucoup touchés par la vision qu'il propose et le combat qu'il défend. Les personnages sont ciselés à merveille et on s'y attache très vite (normal elles sont jolies). On se sent indigné par les injustices qu'elles endurent et le manque de liberté dont elles disposent.
Un film fort à voir ou à revoir.
Basile
La loi du marché
Le tout nouveau testament (2015)
Analyse : dégradé
Dégradé est un film palestiniens réalisé par les frères Tarzan et Arab Nasser en 2015. le film dure 1h24 et est interprété par Hiam Abbas et Maisa Abd Elhadi.
Dans la bande de Gaza de nos jours, plusieurs femmes sont bloquées dans un salon de coiffure. Toutes sont différents, une est une divorcée amère, une religieuse, une lunatique accro aux drogues, une femme enceinte et une futur mariée. Soudain, un affrontement éclate et les femmes sont coincé dans le salon de coiffure et en attendant désespérément que les coups de feu cessent.
Les personnages représentés dans ce film ont tous un problème personnel. On peux voir que il y a des conflits armés mais aussi des conflits entre les differents femmes cela nous montre que le pays est en guerre mais que la vie des habitants continuent. A aucun moment dans le film il est question de politique et de conflit religieux. L'auteur a voulu montrer dans ce film un autre point de vu, celui des femmes et de leur vie quotidienne. Le salon de coiffure et les femmes sont en réalité une métaphore représentant les conflits aux sein de gaza. Ce film nous en a appris plus sur cette environnement hostile et sur la vie en dehors de la guerre car il est plus important de parle de la vie que de la mort.
Jacquemin Freiberg Daniel
Youth : le temps passe
Titre original: La giovinezza
Réalisation :Paolo Sortent une
Scénario :Paolo Sorrentino
Acteurs principaux:
Michael Caine : Fred Ballinger
Harvey Keitel : Mick Boyle
Rachel Weisz : Leda Ballinger
Paul Dano : Mick Boyle (jeune)
Synopsis :
Fred et Mick, de vieux amis, arrivent sur leur 80 ans. En vacances dans un hôtel médicalisé dans les Alpes Suisses, pour se ressourcer et profiter de soins médicaux. Fred est un compositeur et un chef d’orchestre à la retraite et Mick, un réalisateur, qui exerce toujours sa profession. Lors de ces vacances, celui ci en profite pour écrire un scénario. Les deux personnages ont une grande crainte : le temps...
Analyse :
Le réalisateur dans ce film a voulu nous montrer ce que l'on fait du passé quand on a plus d'espoir dans le futur. Le thème du film, c’est le temps qui passe. En effet, les deux personnages principaux ont peur du temps qui passe, et sont nostalgiques de leur passe. Mick écrit la suite d'un de ses film de l'époque, ce qui lui remémore le passé. Pour Fred, le fait de ne pas vouloir jouer pour la reine montre qu'il ne veut pas faire autrement que dans le passé. Les personnages secondaires également soulignent les méfaits du temps qui passe. En effet, un ancien footballer séjourne également fans l'hôtel; le temps ne lui a pas bénéficier car il est désormais obèse.
Plus le film évolue, plus les personnages évoluent également. Ils profitent du temps présent, comme par exemple lorsque miss univers partage une baignade dans une piscine avec Fred et Mick. Le fait que l'actrice du film de Mick ne veuille plus jouer dans la suite du film, cela va également lui faire ouvrir les yeux sur l'évolution.
Ce film montre également que la vie doit être vécue, malgré tout ce qui nuit au bonheur d'une vie. C'est pour cela que les deux amis ne parlent que de leur "bons" moments, et évitent les sujet des "mauvais" moments.
Avis personnel :
Ce film est, pour moi, le meilleur film que j'ai pu voir en sélection officielle. Il est comique, tout en étant sérieux lorsqu'il le faut.
J'espère que ça film va recevoir une récompense !
Benjamin
Roman
vendredi 22 mai 2015
Fatima : le combat d'une immigré, le combat d'une femme.
Ce film franco-algérien est présenté en v.o. Le scénario a été imaginé par Philippe Faucon et est interprété par Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza-Noah Aiche et Chawki Amari.
Synopsis
Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, lycéenne en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et en est frustrée. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu'il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles. Ce film retrace le combat de cette femme.
Analyse
"Voilà comme je suis moi. Cette femme que les gens regardent comme une femme immigrée. Voilà ce que j'ai envie pour ces enfants qui naissent dans ce pays." S'explique la scénariste, elle même marquée par la discrimination due à ses origines.
Le scénario favorise souvent un rythme lent de manière à montrer l'ennui de Fatima. Sans le travail ses journées deviennent ennuyeuses.
Certains plans s'éternisent sur la femme qui astique, frotte, récure... de manière à rappeler au spectateur les banalités de la vie, qui sont le seul moyen pour le personnage de survivre dans la société actuelle. Ce procédé sensibilise le spectateur au condition dont ces femmes sont confrontées. En plus du grand travail qu'elles doivent fournir, celles çi on à supporter les coups durs du quotidien.
De nombreux gros-plans sur le visage de Fatima sont notables. On peut observer dans ses expressions une dégradation de son humeur au fur et à mesure que l'on avance dans le film. Le soulagement de la mère, à la fin, quand sa fille lui annonce les résultat d'un examen important, casse cet effet. Il montre que malgré les pièges que la vie nous tend, la combat continue.
Avis personnel :
Ce film reflète parfaitement la réalité. Pour certains il peut représenter beaucoup, mais nous n'avons pas été personnellement touches par ce film..
Benjamin
Roman
Les milles et une nuits : un documentaire implicite
Analyse de As Mil E Uma Noites - Volume 3, O Encantado (Les Milles Et Une Nuits - Volume 3, l'Enchantement)
"Ce n'est pas une adaptation du livre des Mille Et Une Nuits !" : ainsi sont formulés les premiers mots du film. Le film commence dans le palais de la princesse Shéhérazade, d'une manière complètement banale. Mais l'on se rend rapidement compte que ce long métrage n'est pas qu'une simple adaptation des Mille Et Une Nuits : il multiplie les anachronismes et autres situations surréalistes et désopilantes. Par exemple lorsque, victimes de la mondialisation, le Roi et sa fille sont contraints de parler sur la Grande Roue d'une fête foraine. Mais peu à peu, à l'aide d'une transition douteuse, le film change complètement de thème et devient un documentaire sur les concours de chants de pinsons au Portugal. Cette "deuxième partie" perd tout cet humour absurde qui fonctionnait si bien au début, et devient d'un ennui mortel pour les novices de l'élevage des pinsons. Le documentaire en lui-même est d'une qualité irréprochable, chaque personnage a sa propre histoire à raconter. Il est également ponctué de textes dit par Shéhérazade, pour essayer de rappeler au spectateur le nom du film qu'il visionne.
Avis personnel :
De manière plus personnelle, je n'ai pas aimé ce film car il s'adresse à un public trop initié, qui sera le seul à bien comprendre ce documentaire. Je ne peux donc pas recommander ce film pour un public novice.
Cédric
"Dope" de Rick Famuyiwa
Les élèves en corbeille pour The Valley of Love
jeudi 21 mai 2015
Efterskalv/ Le lendemain
Un lieu nouveau découvert à Cannes!
mercredi 20 mai 2015
Carol
Fatima de Philippe Faucon
L'équipe du film et l'écrivaine dont s'est inspiré le réalisateur.
Les réactions du public sont excellentes, les questions nombreuses, portant essentiellement sur le message du film et sur le jeu d'acteurs qui ne sont pas des professionnels.
mardi 19 mai 2015
Tee shirt gratuit pour le troisième voler de As mil e uma noites à la Quinzaine
The songs my brother thaught me : analyse de Luca
"The songs my brother thaught me" est un film américain de Chloé Zaho datant de 2015.
Johnny, un lycéen d'origine amérindienne a la fixation de quitter la réserve de Pine Ridge dans laquelle lui et sa famille vivent. Mais la mort inattendue de son père complique les choses. Réticent à laisser sa soeur de 13 ans Jashaun, avec qui il partage un lien spécial, Johnny doit repenser son avenir
Dans la première image du film, un jeune homme qui monte son cheval est filmé en plan d'ensemble. On comprend que le jeune homme est le personnage principal du film. Il vit dans une réserve indienne située dans le Dakota du Nord aux États Unis.
Le jeu des acteurs se trouve être très naturel. Dans sa séance de question-réponse avec le public après la projection, la réalisatrice explique que pour obtenir cette spontanéité, les comédiens ont joué avec 50% d'improvisation. De plus, les prénoms des deux personnages principaux se trouvent être leurs vrais prénoms (Johnny et Jashaun). Sur tous les acteurs présents sur le tournage, seuls trois étaient professionels, les autres ont été repéré directement dans une réserve amérindienne des États Unis. Les acteurs exposent donc dans le film leur véritable mode de vie.
Tout au long du film, on observe une unité de couleurs, elles sont plutôt douces et ternes la plupart du temps. Le film ne comporte pas de scènes où l'on peut apercevoir la lumière de la nuit, dans chaque scène de nuit, c'est le feu qui est filmé. A plusieurs reprises, on voit des plans sur le lever ou le coucher de soleil.
La musique dans le film est très diversifiée, on peut donc entendre au début un morceau très moderne de rap, comme on peut entendre beaucoup de chants traditionnels en adéquation avec la culture amérindienne représentée dans le film.
Le titre contient deux mots clé. Le mot "songs" qui signifie "chansons", qui pour la réalisatrice est le symbole de la transition dans une culture, une sorte de moyen de continuer à faire exister une culture par le patrimoine. Le titre contient aussi le mot "brother" qui signifie "frère", un symbole de la solidarité et de la fraternité.
Dans ce film, la réalisatrice a voulu mettre en lumière les conditions de vie de ces amérindiens qui vivent dans les réserves aménagées par le gouvernement. Un sujet qui, d'après la séance de question-réponse à laquelle nous avons assisté, était trop peu souvent traité et pas assez connu pour Chloé Zaho.
Mustang, un chef d'œuvre hors compétition à la Quinzaine des Réalisateurs au Théâtre Croisette!
Analyse filmique de louder than bombs de joachim Trier
Trois ans après la mort d'isabelle Reed, une photographe de guerre très connue, une commémoration est organisée et un article lui sera dédié dans le New York Times, rédigé par son ami de longue date richard. Celui-ci annonce au mari d'Isabelle, Gene, qu'il allait donner les vraies raisons de la mort d'Isabelle c'est à dire un suicide. Gene accepte mais lui demande un certain lapse de temps pour pouvoir annoncer à son fils Conrad, la vérité sur sa mort, qui a l'époque âgé de 12 ans, il était alors trop jeune pour apprendre la vérité. Le grand frère de Conrad, Jonah, prend une pause de sa vie de couple et son enfant nouveau né pour trier les affaires de sa mère. Ils se retrouvent donc dans une situation familiale très tendue, où ils doivent apprendre à reconstruire une relation et se faire confiance. Les frères se retrouvent très soudés et le père doit essayer a faire face à l'adolescence de son fils et les problèmes de couple de l'aîné.
Ce film réalisé par Joachim Trier est son premier long métrage dans la langue anglaise. On pourrait considérer le film comme étant hors du temps et ne suivant aucune logique chronologique. Il montre le point de vue de chaque personnage tout en restant externe au sentiment de celui-ci. La première scène débute avec un nouveau né et ses parents. Nous ne savons pas du tout de qui il s'agit et ces trois personnages sont vite mis de côté pour pouvoir présenter Isabelle Reed , ensuite son mari et pour finir Conrad. C'est uniquement dans un deuxième temps que nous découvrons que l'homme du début était en fait le second fils de Gene, Jonas. Cette réalisation en puzzle qui nous fait découvrir au fur et à mesure les sentiments et l'état d'esprit des personnages , nous permet de nous projeter dans le point de vue de chaque personne, leurs souffrances et inquiétudes. Chacun des personnages a une vie en parallèle assez compliquée. Le père a une liaison avec la professeure d'anglais de Conrad, qui est beaucoup plus jeune que lui. Jonah de son côté est en mauvais terme avec sa femme et la trompe avec son ex-copine. Conrad, quant d à lui doit faire face à la hiérarchie sociale du lycée et d'un amour impossible. Trier a essayé de montrer qu'une perte incompréhensible et tragique pouvait rendre les gens trop protecteurs, malhonnêtes, jaloux et incapables de trouver un pied de stabilité sentimentalement.
Nous avons notamment des plans moyen ou à la taille. Les personnages s'expriment beaucoup et font passer leurs sentiments par leurs expressions et actions. Malgré ça on remarque quand même des plans d'ensemble, surtout dans les moments où on est renvoyé dans les souvenirs ou l'imagination de Conrad.
En général, la couleur très terne et froide. Trier essaye de nous faire passer ce sentiment de solitude et de mal être que peuvent ressentir les personnes qui ont perdu un être cher.
En général autant les plans, que les couleurs sont des aides à faire passer les sentiments que les acteurs n'expriment pas par la parole.
Aurélie Puschner.
LA LOI DU MARCHÉ
Réalisateur : Stéphane Brizé
Casting : Vincent Lindon
Synopsis : Après une très longue période de chômage et de stages ne menant à rien, Thierry, 51 ans, trouve un travail en tant que vigile de supermarché. Maintenant son métier le met dans une position dans laquelle il doit espionner ses collègues de travail.
Ce film montre avec cruauté le monde du travail, du point de vue de Thierry, joué par Vincent Lindon. Ce dernier interprète parfaitement son personnage ce qui est extrêmement important du fait que la caméra ne joue pas trop sur des points de vue très compliqués : de longs plan-séquences où souvent, l'attention est placée sur le personnage de Thierry et le reste est comme une brume. C'est avec tristesse qu'on voit que ce personnage perd au fur et à mesure son énergie, et qu'il voit la détresse dans les yeux de ses collègues sans pouvoir rien n'y faire. Il se voit lui-même dans les difficultés financières de ses coéquipiers car il est pareil qu'eux, il a juste un poste qui lui est pesant et insupportable : on voit un revirement de situation horrible dans laquelle la victime devient le bourreau.
C'est un film triste, poignant et réaliste. À la fin, il y eut de très longs applaudissements dans le Palais et l'acteur avait l'air très ému de l'accueil réservé par le public.
Alicia Roussel, Alexia Besaut, Alexia Eckerlin.
Analyse du film "dégradé"
Dégradé est un film palestinien. Il est réalisé par les frères Tarzan et Arab Nasser en 2015. Ce long métrage dûre 1h24 et est interprété par Hiam Abbass, Maisa Abd Elhadi... Dans la bande de Gaza de nos jours, 12 femmes au caractères très différents s'affolent alors qu'elles sont coincées dans un salon de coiffure. Au même moment des coups de feu grondent dans la rue après le vol d'un lion.
Les personnages qui sont essentiellement des femmes ont des caractères très différents et affirmés. Nous pouvons y rencontrer Christine, la coiffeuse, une femme divorcée duré avec sa fille. Il y a l'employée qui est une jeune femme courageuse et brisée par l'amour. Une lunatique accro aux drogues, qui parle beaucoup et sans réfléchir, elle est battue par son mari. Une femme enceinte et sa sœur. Nous y trouvons aussi une femme pressée, impolie qui veut rester jeune, une jeune mariée tiraillée par sa belle mère tyrannique et sa fragile mère malade.
Toutes ces femmes ont leur propre combat intérieur qui fait écho à la guerre qui règne à l'extérieur.
Les réalisateurs n'ont pas voulu montrer la totalité de la guerre intra palestinienne même si c'est l'un des thème majeur. Leur démarche est avant tout de montrer comment les citoyens de Gaza arrive à vivre dans ces conditions car malgré tout, la vie continue pour eux. Le salon de beauté est une métaphore, en effet le salon représente Gaza et le conflit entre les femmes à l'intérieur représente le conflit au sein de la région. Il faut noter qu'aucune d'entre elle n'évoque directement la guerre qui se trouve autour d'elles.
Le titre fait référence à la coupe de cheveux (nous sommes dans un salon de coiffure) mais aussi à l'ambiance et à la situation qui se dégrade aussi bien à l'intérieur des femmes, à l'intérieur du salon et à l'intérieur de Gaza. En mettant en scène des femmes attachantes et très différentes, nous rentrons entièrement dans le film: nous avons déjà tous rencontré une personne leur ressemblant.
Il y a une perpétuelle tension qui nous tient en haleine tout au long du film et permet de nous y accrocher.
Ce film est touchant et nous emmène au cœur même de la vie des gens à Gaza que l'on montre peu. Les frères réalisateurs trouvent plus important de parler de la vie que de la mort.
Nous avons apprécié ce film même si il est vrai que ça n'est pas forcément le type de film que nous irions voir. Ce film est très prenant et très intéressant car nous avons du mal à nous imaginer la vie de ces personnes et malheureusement ce qui se passe dans le film est la réalité. Ce film nous tient jusqu'au bout et nous sensibilise sur les aspects cachés d'une guerre.
Wagner Alexia, Wagner Ludine, Heyer Marion, N'Diaye Alexiane et Souloumiac Hélène. (groupe 5)
1ère séance de la journée
Nous allons voir Songs my brothers taught me de Chloé zhao, dans le cadre de la quinzaine des réalisateurs.
Le tout nouveau testament. Satire religieuse humoristique.
"Dégradé" : un conflit nuancé sous différents aspects
Dégradé
Le film intitulé "Dégradé" se joue dans la bande de Gaza à notre époque. Il suit une journée particulière de Christine, qui tient un salon de beauté, et de ses clientes. Les différentes clientes ont toutes leur histoire et leur importance. Ainsi la religieuse intégriste, l'accro à la drogue, la future mariée, la femme enceinte,... se voient bloquées dans le salon de beauté, alors que le vol du lion du zoo de Gaza suscite des affrontements entre les voleurs résistants et le Hamas à l'extérieur...
Analyse :
Le film est vecteur de force et de vitalité ; le contexte important dans lequel il s'inscrit révèle une grande liberté artistique et surtout politique du fait qu'il expose un conflit qui se caractérise comme palestino-palestinien ( les résistants de Palestine combattent le Hamas palestinien ).
"Dégradé" donne aussi une perspective subtile du combat des femmes dans ce milieu qui met en avant les valeurs de l'islam en plus du combat qui oppose le Hamas et les résistants.
Le film débute dans le salon de Christine et se terminera sous le même décor. Le hors champ est important car il permet la séparation des scènes de guerre, dont on entend seulement les fracas, et le salon de beauté. Le spectateur est donc poussé à se concentrer sur les rapports entre les différentes femmes, tout autant que sur la guerre, voir plus.
On remarque que les sujets de conversation des femmes sont variés mais esquivent le thème de la guerre et de la politique. Les femmes ayant des droits différents de celle d'occident, on imagine le salon comme un refuge pour ces femmes. Il est un lieu de liberté d'expression ou les sujets abordés sont léger.
Nous pouvons également noter un parallèle intéressant entre la bande de Gaza dans la Palestine et le salon dans la ville de Gaza. Au final, les femmes sont prises au piège dans cet aquarium comme les habitants de Gaza sont "pris au piège" dans l'atmosphère de guerre israélo - et palestino-palestinienne.
La guerre se développe dans la rue du salon de beauté et la tension augmente au sein du magasin. La caméra cible le décor d'une façon oppressante. Le salon semble rétrécir au fur et a mesure que les bombardement se font importants. L'espace vital se réduit. Christine et ses clientes sont coincé dans se logement. L'atmosphère se dégrade, ce qui rejoint le titre du film. En effet, "dégradé" rappelle la coupe de cheveux mais également la chute progressive dans le chaos tout au long du film.
Cette ambiance est bien représentative des conditions de vie des habitants de Gaza.
Avis général du groupe
Le film est très touchant. Il est fait de manière à ce que la métaphore du salon de beauté qui représente Gaza soie claire à comprendre. Faire passer ce message au travers de l'histoire de femmes, dans ce pays où l'homme devrait être plus important, est aussi une initiative qui est marquante selon nous.
En fin de séance, l'intervention de l'équipe qui a réalisé le film fut également intéressante. Elle a permis de confronter l'opinion du réalisateur aux opinions du public et se fut bénéfique à notre analyse.
(Ci-joint, un photo de Daniel et Benjamin avec le réalisateur du film, à gauche ainsi que son frère jumeau, acteur dans le film, à droite)
Benjamin
Roman
Basile





















