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lundi 18 mai 2015

L'esprit de l'escalier. Premier de la semaine au théâtre de la Licorne



L'esprit de l'escalier, Elad Keidan (la licorne)

 Dans un univers grisatre, industiel et bétoné, deux hommes mènent une vie plate et monotone. Uri, un étudiant descend les escaliers de la ville pour partir à l'étranger, à bord d'un tanker. Moshé son ex-instituteur monte les marches pour retrouver la boucle d'oreille perdue de sa femme. Leurs vies se croisent alors à nouveau au milieu de l'escalier qui traverse toute la ville. Après cette rencontre, leurs vies vont, avec une certaine touche d'ironie, changer et boulverser toutes leurs projets.                                                
          
Le film débute sur un lent travelling en paysage sur la ville et le port. A chaque mouvement de la caméra, on découvre la ville avec des sons. On entend la vie des habitants : des discussions, la radio.... Les sons n'ont aucun rapport entre eux, ils nous font découvrir la vie de la ville d'Haïfa, sans aucun contexte précis des choses du  quotidien. Le début nous montre donc que chacun a une vie, aussi monotone soit-elle, que chacun de son côté mène une existence en ne prenant pas forcément en compte celles des autres. Le second plan que nous observons est un plan à la taille de l'un des personnages principaux, Moshé. C'est une mise en situation où nous découvrons la vie de Moshé. Nous voyons sa femme qui est musicienne et découvrons leur relation à sens unique. Moshé dit à sa femme qu'il l'aime, va même récupérer sa boucle d'oreille perdue dans les escaliers mais ne reçoit aucune affection en retour. 
L'autre personnage, Uri un jeune Ecrivain, est présenté avec un plan d'ensemble. Il admire la ville d'un belvédère tout en haut des escaliers et entreprend de les descendre afin de rejoindre le tanker qui doit l'amener à l étranger. Sa copine est partie quelque jours avant et il décide de tout plaquer et de partir seul avec ses écrits. La première partie du film est très monotone, on peut surtout voir des plans d'ensemble ou des plan rapprochés sur les deux personnages qui montent ou descendent les marches. Dans une deuxième partie, Uri et Moshé se rencontrent sur les marches. On apprend que Uri était un ancien élève de Moshé et ils ne font que parler du passé. Ils finissent par se séparer et c'est là où commence "l'action" de l'histoire, on pourrait dire que c'est là où un tournant s'engage dans leurs vies pour chacun d'eux. Uri voulait partir de son pays, malgré quelques empêchement il était arrivé jusqu'au bateau et en raison d'un papier manquant il n'a pas réussi à partir. Du côté de Moshé, celui ci rencontre son ami qui lui parle de sa maîtresse et qu'il voulait lui demander de quitter son mari. Au fur et à mesure, nous comprenons que le mari en question c'est lui et que sa femme le trompe.  Le réalisateur se moque de la malchance des personnages, par exemple : lorsque le capitaine lance le sac de Uri dans l'eau ou que Moshé doit accompagner l'homme qui lui fait cocu. Toutes les scènes sont pleines d'ironie et parfois même d'humour noir. 

L'escalier qu'on voit durant tout le film est en fait une allégorie de la vie, on doit la traverser pour faire des choix et les marches sont les obstacle de la vies. 
 
Aurélie Püschner & Léontine Collin

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